La souffrance
 
Elle existe sous bien des formes : douleurs physiques, sentiments pénibles,
pensées lugubres... Mais au fond la question qui se pose est la suivante :
 
Mais au fait, la souffrance, c'est ... "quoi" ?
 
La souffrance, c'est "quelque chose qui ne va pas", en comparaison, donc, avec "quelque chose qui va bien". De manière sous-jacente, la souffrance repose donc sur une dualité interne, sur deux principes apparemment incompatibles. Si l'on approfondit la question, on constate que la souffrance provient de l'écart qui existe entre ce que l'on est vraiment tout au fond de soi et ce que l'on vit, ce que l'on fait ou dit, nos activités tout au long de la journée. De fait, la souffrance est un indicateur : au plus on s'éloigne de soi, au plus il y a souffrance. On pourrait dire, en quelque sorte, que l'intensité de la souffrance représente la distance qui nous sépare de nous-mêmes.
 
Ainsi, par exemple :
 
Ne pas suivre ses idées, ne pas écouter son intuition, dire ou faire le contraire de ce que l'on pense, nier ses envies...
 
Tout cela mène à la souffrance (morale).
Ne pas prendre soin de son corps, mal s'alimenter, trop de confort ou au contraire des activités trop violentes...
 
Tout cela mène à la souffrance (physique).
 
Au bout du compte, la souffrance répond à un principe d'élémentaire bon sens :
 
Lorsque l'on a un comportement ou une attitude inapproprié,
alors on ressent quelque chose d'inapproprié : la dite souffrance.
 
Cette souffrance n'est donc en aucun cas une fatalité.
 
 
Et pour en sortir, à l'évidence, on va, tel un Sherlock Holmes, traquer cette dualité,
et trouver où se situe l'écart entre notre "être profond" et nos activités.
 
A l'issue, il restera donc à adapter ces actions à ce que nous sommes,
et bien sûr à réparer les dégâts commis antérieurement; à savoir ces difficultés que nous rencontrons.